le vent nous portera

08 février 2017

Tex Avery - Patrick Brion -

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La personnalité de Wall Disney a longtemps occulté celle des autres auteurs de dessins animés. Aujourd'hui toutefois, grâce notamment à la télévision, au " Cinéma de minuit " comme à " la Dernière Séance ", Tex Avery a conquis le grand public. Bugs Bunny, le lapin facétieux, Droopy, le chien placide qui avoue d'une voix monocorde " je suis heureux ", l'écureuil fou, toujours prêt à inventer les pièges les plus diaboliques pour se débarrasser de ses adversaires, Spike, le gros chien vindicatif, Chilly Willy, le petit pingouin et le loup érotomane dont les sens se déchaînent à la vue d'une pulpeuse chanteuse, ont le même créateur. De la Warner Bros. à la Metro-Goldwyn-Mayer, Tex Avery a imaginé un univers irrationnel - surréaliste diront certains - dans lequel les loups ressemblent soudain à Adolf Hitler et où l'on se plaît à pulvériser les limites du possible et du bon sens. Bousculant les tabous, utilisant volontiers des jeux de mots et des phrases à double sens dignes des Marx Brothers, Tex Avery a donné une nouvelle dimension au dessin animé hollywoodien. Il n'existait à ce jour aucun ouvrage français sur cet auteur de génie dont l'influence sur la bande dessinée contemporaine est évidente. Voici donc, pour la joie des cinéphiles et pour tous les amoureux des " cartoons " de Droopy, un livre richement illustré, extrêmement documenté et réunissant des dessins originaux, publiés pour la première fois, un livre sur un monde fou, fou, fou : celui de Tex Avery ! Biographie:
Patrick Brion est historien du cinéma et spécialiste du cinéma américain. Il a été jusqu'en 2007 responsable du cinéma sur FR3 où il a programmé, entre autres, le " Cinéma de minuit " et La Dernière séance Auteur de nombreux livres consacrés à D. W. Griffith, Alfred Hitchcock, John Ford, Clint Eastwood, Martin Scorsese, Joseph Mankiewicz, Marion Brando, etc., il a écrit sur de nombreux genres cinématographiques (film noir, comédie musicale, cinéma fantastique, etc.) et a fait redécouvrir en France, au grand public Tex Avery

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Matt Crabtree

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Au premier regard, on dirait des tableaux du XVIè siècle. Genre Le Caravage. Pourtant, il s’agit bien de photos ! Une illusion d’autant plus étonnante que ces clichés ont été réalisés sans éclairage particulier, ni mise en scène, ni même la moindre préparation ! Ils ont été faits à l’insu des sujets, au débotté, dans le métro… avec un simple téléphone ! L’auteur de ces images ? Un photographe répondant au nom de Matt Crabtree : « Toutes ces photos ont été prises, retouchées et envoyées à l’aide de mon téléphone. J’ai juste photographié le calme et la beauté classique du quotidien de la banlieue. »

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La banque - 1857-1871 - Boisserie - Guillaume - Kerriden -

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La guerre familiale entre les Saint-Hubert se poursuit, mettant en scène les descendants de ceux qui ont animé les deux premiers épisodes de la série. Ce tome 4 se déroule au moment où le préfet Haussmann repense la ville de Paris sur fond de spéculation immobilière. La capitale vit alors de tragiques événements : la fin du Second Empire s'annonce avec l'insurrection de la Commune. Mêlant fiction et réalité, cette série est passionnante de bout en bout !

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Get well soon - Love -

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D'un son énergique ponctué de langueurs surannées, la pop épicée du chanteur-compositeur allemand Konstantin Gropper ravive avec brio les couleurs de l'amour. Konstantin Gropper ne sera jamais une star. A 33 ans, c'est sans doute un peu tard. Cela n'empêche en rien Love, son quatrième album sous l'alias Get Well Soon, de mériter les éloges qu'on réserve aux grands de la pop. Mais l'onde musicale qui électrise les onze titres est vouée à briller seule, son concepteur préférant l'ombre à l'apparence. Qu'importe, il a tous les autres dons. Fils d'un professeur de musique, Gropper a grandi à Biberach an der Riß, un bourg du sud de l'Allemagne. A 6 ans, il joue du violoncelle. A 14, il monte son premier groupe grunge. Puis il étudie la philo et la littérature, se branche sur l'électro et se replie à Berlin dans un home studio. En 2008, un album intitulé Rest now, weary head ! You will get well soon annonce à la fois un nom de code (get well soon, « bon rétablissement ») et une ambition. Même encore orchestré avec mesure, ce coup d'essai déploie crânement son intention d'éclater le format pop en y mêlant des ingrédients classiques, électro ou folk. Avec deux atouts décisifs : un sens mélodique imparable et une belle voix grave, faussement détachée, à la Leonard Cohen ou à la Stuart Staples, des Tindersticks. Multi-instrumentiste et chanteur, Konstantin Gropper mûrit entièrement ses morceaux dans sa tête, ils en sortent tout « habillés », avec trompettes et violons, grand piano et choeurs... Au moment d'enregistrer, les autres musiciens ne font qu'exécuter une partition écrite dans ses moindres détails. Pourtant, le groupe Get Well Soon existe bien, et sur scène on est frappé par la puissance collective qu'il dégage. Au milieu de sa troupe, Gropper en est la pointe et la base, le chef d'orchestre. Cette veine « opéra intime », il l'a creusée, enrichie. Vexations en 2010 et The Scarlet Beast O' seven heads, deux ans après, font l'effet d'un crescendo. Le dernier cité prouvant la passion du jeune maestro pour les musiques de film, de Bernard Herrmann à Ennio Morricone. Ce qui a tout naturellement conduit Gropper à prêter son talent à des BO (Rendez-vous à Palerme, de Wim Wenders, et la série française Xanadu).

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07 février 2017

Top music 2016

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Haut de gamme 1 - Binet -

haut de gamme

Christian Binet, créateur des fabuleux Bidochon, se passionne depuis toujours pour la musique classique. C'est d'ailleurs un compositeur et un instrumentaliste de talent. S'inspirant de son expérience des us et coutumes des musiciens amateurs, il dresse un hilarant portrait de cette faune étrange : professeurs frustrés, élèves sans talent, concertistes querelleurs et autres specimens délirants. Haut de gamme dresse un portrait jouissif et iconoclaste dans lequel se retrouveront tous les amoureux de musique.

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Naïssam Jalal -Rythms of résistance -

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Violoncelle, contrebasse, saxophone et percussions servent au mieux la flûtiste franco-syrienne, qui célèbre son peuple martyr. Poignant. « La mort plutôt que l'humiliation » : sur le fond, la Franco-Syrienne Naïssam Jalal reste fidèle à la cause des révolutions arabes et de son peuple martyr — dont elle reprend ici le slogan de ralliement au printemps 2011 —, ainsi qu'à sa démarche artistique libertaire. Sur la forme, en revanche, la flûtiste ­rebelle a fait du chemin depuis son premier album, en canalisant son inspiration protéiforme dans des morceaux plus structurés, plus identifia­bles, donc plus mémorables. Nimbé de mystère et de poésie, Almot Wala Almazala est un disque d'atmosphères et d'émotions, porté par un lyrisme inédit qui met pleinement en valeur le son pur de sa flûte traversière. Sur le titre d'ouverture, ce dernier s'élève, seul, nu et contemplatif, pour s'emballer bientôt en tourbillons étourdissants. La suite est un florilège d'arabesques aériennes, de trilles serpentines aux couleurs abyssiniennes et de longues volutes mélancoliques. Naïssam Jalal vocalise aussi joliment. Entre le violoncelle qui imite le guembri dans le désert algérien, les percussions digitales qui font palpiter un Orient très roots, la contrebasse gardienne du rythme et le saxophone jazz de Mehdi Chaïb, ses musiciens la servent au mieux, n'empiétant jamais, cette fois, sur la mélodie. Elle est méditative sur Alep (un magnifique solo de flûte nay), entêtante sur La Pluie, tellement poignante sur le morceau titre final : une véritable suite où s'enchaînent la souffrance, l'agonie, la colère et l'espoir infini des martyrs syriens. — Anne Berthod

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Frère animal - second tour -

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Cosigné Florent Marchet et Arnaud Cathrine, ce nouveau conte musical fait écho à la montée de l'extrémisme. Un disque comme un film. Une intrigue, des personnages, des dialogues ; des intermèdes, du suspense et des rebondissements. Crescendo dramatique. Huit ans après le formidable Frère animal, conte musical sur la violence du monde du travail, Florent Marchet et Arnaud Cathrine récidivent. Coécrivent un second volet, où l'on retrouve Thibaut, le héros (Marchet), sortant de prison ; sa petite amie Julie — mais l'est-elle encore ? —, incarnée par Valérie Leulliot ; le grand frère, Renaud, gay et désormais marié (Cathrine) ; et un vieux copain, Benjamin (Nicolas Martel), devenu rabatteur pour un parti d'extrême droite... C'est là que tient l'argument : après la vie en entreprise, Frère animal 2 décrit la montée des extrêmes dans une France gangrenée par le chômage. Thibaut se fera happer. Au-delà du propos, indiscutable malgré quelques clichés, il y a la forme. Les deux complices affinent l'expérience narrative : personnages mieux identifiés que sur le premier volet. Profils psychologiques et relations entre eux plus finement creusés. Et bonus : deux guests inattendus, François Morel en narrateur et Bernard Lavilliers (sur un titre) dans la peau du père, déboussolé par un monde qu'il ne comprend plus. Mais, surtout, la grande réussite de ce second tour est d'être captivant de bout en bout en dépit des passages parlés — d'ordinaire lassants sur ce type de projet. Est-ce la dramaturgie, sans répit, qui nous accroche ? Le rythme vif, alternance de chansons et de brèves transitions ? L'intensité des interprètes, comédiens autant que chanteurs ? La force et l'omniprésence de la musique (un sans-faute de Marchet) ? L'ingéniosité des textes, qui surprennent en croisant les discours (Les Choses en grand, Homophobia) ? Sans doute tout cela à la fois. Sans oublier la résonance politique. Car on aimerait que Frère animal se trompe sur l'état de la France. Hélas, on ne le croit pas. — Valérie Lehoux

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Nestor Burma contre CQFD - Malet - Moynot -

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Nestor Burma sous l'occupation, à la recherche de lingots d'or pour les beaux yeux d'une femme fatale. 1942. Nestor Burma vient à peine de rouvrir l'agence Fiat Lux qu'il tombe sur une affaire "en or" : retrouver trois lingots disparus lors de l'attaque d'un train postal avant guerre. Quelques mois après 120 rue de la gare, la deuxième enquête du détective de choc dans le Paris occupé.

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05 février 2017

Sur les chemins noirs - Philippe Tesson -

sur les chemins noirs

«Il m'aura fallu courir le monde et tomber d'un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j'ignorais les replis, d'un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.» Sylvain Tesson.

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