le vent nous portera

17 octobre 2017

Barth - cold smoke -

cold smoke

Cela fait un moment que ce disque de Barth est sorti. En début d'année en réalité. Mais il n'est jamais trop tard pour dire tout le bien que nous pensons de ce Cold Smoke qui est taillé pour durer et faire date dans la discographie de cet artiste déjà croisé à plusieurs reprises sur Froggy's Delight et que nous recroiserons sans doute encore. Ce nouvel album est superbement abouti et marque une étape dans la déjà belle discographie de Barth. Cohérent de bout en bout, ce disque sans être concept s'écoute d'un bloc sans rechigner et plutôt deux fois qu'une tant nulle envie ne viendra à tout auditeur délicat de passer d'une piste à l'autre. Au contraire, un des intérêts de ce Cold Smoke est de se laisser porter par les volutes sonores de morceaux qui s'enchaînent si joliment. Under the Trampoline et Cuchillo étaient déjà deux belles reussites, allant chercher la pop claire là où elle est la plus belle, c'est-à-dire outre-Manche. Cet album va encore plus loin en imposant un style et une voix décidément remarquable, elle aussi, toute en rondeur et mélodies. Et quand la voix n'est pas là, il en reste des moments instrumentaux tout aussi aboutis, voire tubesques. On pourrait citer chaque titre comme preuve chez Barth d'un sens de l'écriture et des arrangements hors pair, vanter l'élégance de "The crash" ou de "Frisbee Fantôme" beau comme du Prefab Sprout qui chanterait du Mark Kozelek, mais le mieux est de ne rien dévoiler et de vous laisser découvrir Cold Smoke, ces grands espaces, sa faculté de ralentir le temps et d'offrir des morceaux atypiques, à rendre neurasthénique les programmateurs de grosses radios et de rendre le sourire à plus d'un amateur de pop. Moralité, si vous avez le bon goût de préférer la pop d'orfèvre à la variété taillée pour les stades, il faut absolument écouter ce disque. C'est une petite merveille. Et puis c'est tout.(froggy's delight)

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Bigott - Blues Jeans -

blues jean bigott

« Blue Jeans » est composé d’un patchwork incroyable aux couleurs et textures différentes et pourtant toutes les coutures en sont invisibles, comme si la musique pouvait avoir, de manière naturelle, toutes ces nuances à la fois en une seule pièce, en un seul artiste. Lui c’est Bigott, personnage haut en talent et en bonne humeur, artiste espagnol bien connu en son pays qui commence à faire parler de lui en France à travers ce sixième album. Ce nouveau disque a été enregistré en live dans la jungle brésilienne. En témoigne d’ailleurs cette première plage d’ouverture, tout en ambiance de nature et en musique tropicale. Mais que l’on ne s’y trompe pas, le ton est loin d’être donné d’emblée, et si les percussions locales vont paraître à nouveau ça et là, le reste de l’album plane dans d’autres sphères parfois folles. D’un morceau qui sonne comme un vieux Leonard Cohen au détournement clin d’œil de Gainsbourg dans un autre, d’un style sautillant et minimaliste à un autre synthétique et rapide, tout ne répond qu’à l’envie et est au service d’une évidence si naturelle. C’est lumineux, réjouissant, sacrément bien tourné, inventif et sans faute de goûts. Sur scène, Bigott aux allures à la fois hippie et christique, démantibule ses membres comme un drôle d’animal et là encore on reste planté dans le bonheur comme rarement dans un concert indé. La voix du gaillard est d’une capacité effarante mais ne tombe jamais dans la démonstration. Ce type-là pourrait être crooner, rocker, folkeux, tout cela à la fois, et pourtant il ne sert jamais que la musique dans un dosage juste et humble. Un condensé de joie et de folie. Jubilatoire. Marjorie Risacher

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15 octobre 2017

Hugo Kant - Point of no return -

hugo kant

Après les superbes opus réalisés par Wax Tailor qui, selon nous, est un peu sur le déclin, Hugo Kant, dans le même registre, est revenu plus bouillant que jamais le 9 juin dernier avec 14 nouveaux titres matérialisés sous l’appellation de « The point of no return ». Quentin Le Roux, alias Hugo Kant, a décidément su tirer parti de ses autres projets lorsqu’il n’était pas encore en solo, menant à maturation les différentes influences travaillées. Sous une houlette electro, jazz, et trip hop, Hugo Kant réussit à tisser une toile dense et solide, où les différents nœuds embarquent l’auditoire aux quatre coins des contemplations. Des envolées hip hop qui donnent le tempo dans une jungle sauvage et obscure comme sur Secret society, les samples envoûtants sont choisis avec justesse. Presque étouffé, le cri précède le frisson, dompté par le fracas des percussions avant qu’un son plus lourd, appuyé par le MC LostPoet assombrisse l’atmosphère (Leave me alone). Seul, on n’a nullement envie de l’être : pourtant lorsqu’on se retrouve perdu dans les bois, In the woods retentit, on sent bien que le personnage a du caractère, happé par les machines qui vous entraînent encore plus loin dans les profondeurs du monde. Car cette chrysalide, elle y est toujours, sans cesse, symbolisée par le retour constant de cette clarinette si chaude, la ‘touch’ d’Hugo Kant. Ce ne sont pas les échos métalliques dressés par les ondes nacrées, presque atmosphériques, de l’artiste que le tableau ne s’ancre dans cette mutation quasi-hybride : entre les sessions acoustiques et les soubresauts de carillons, on frôle l’extase sur Little tale, avant que DR Van Helsing s’imprègne de scratchs teintés de hip hop. Mais ce qui finit par dépayser davantage sera surtout les ponts musicaux vers d’autres cultures, comme l’appel du pied aux sonorités africaines de It’s an african jungle où l’on imagine très bien rencontrer le célèbre serpent, K, ou encore à travers des saveurs sucrées-salées orientales renvoyées Saregana ! Même lorsque les décors changent subitement pour vous proposer des mets à la sauce soja avec les embardées instrumentales et asiatiques de Erhu, la recette d’Hugo Kant se perfectionne ! En suivant les voies tracées de son premier album « I don’t want to be an emperor » (2011) et croisant des grands frères sur la route tels que Chinese Man ou The Herbaliser, le français a su y mettre un peu plus de niaque, de folie et d’intensité afin d’en faire ressortir tous ses traits. Comme avec ses penchants rock bien pesés sur There’s no need to be frightened, où nul doute que nous ne prendrons pas la fuite une fois que les dernières notes auront retenti car l’exploration est loin d’être terminée : des petits coups de funk en compagnie de Astrid Engberg (que l’on connaît à travers The Dafuniks) sur Gold ou sur le plus jazzy The event log avec la participation de Kathrin deBoer (Belleruche), Hugo Kant continue de manier les genres avec aisance.(le musicodrome)

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Flettwood Mac - Rumours -

fleetwood mac

« Un drame. Dra-me ». Voilà comment Christine McVie a décrit l’enregistrement de Rumours à Rolling Stone peu après sa sortie le 4 février 1977. Et ce n’était pas exagéré. Les sessions pour le chef-d’œuvre de Fleetwood Mac contiennent tous les éléments d’une romance théâtrale méticuleusement écrite : des participations élaborées, beaucoup d’argent et des montagnes de cocaïne. La saga Rumours est l’un des feuilletons les plus célèbres du rock. Voici un récapitulatif des personnages : Stevie Nicks vient de rompre avec Lindsey Buckingham, son amant de longue date et partenaire musical, tandis que Christine est en plein milieu de son divorce avec le bassiste John McVie. Pendant ce temps, le mariage de Mick Fleetwood bat de l’aile, ce qui le mène à entretenir une liaison avec Nicks. Cette tourmente s’exprime dans des paroles très honnêtes, transformant l’album en une confession attrayante. Les vies personnelles des musiciens fusionnent en permanence et tous ceux qui écoutent Rumours deviennent des voyeurs de ce bazar douloureux et glamour. Si on met de côté le drame, Rumours est l’un des meilleurs albums jamais produits par le groupe. « On a refusé de laisser nos sentiments nous écarter de notre engagement envers la musique, peu importe à quel point ils devenaient compliqués ou entrecroisés, a plus tard déclaré Fleetwood dans son autobiographie sortie en 2014. C’était dur à faire, mais nous avons joué malgré la douleur ». Rumours est finalement une histoire d’amour malheureuse qui finit bien. Au final, la pression émotionnelle insoutenable a fait naître un diamant de rock somptueux de la fin des années 1970. La RIAA a plus tard certifié l’album comme tel. A ce jour, il s’en est vendu plus de 45 millions d’exemplaires à travers le monde, ce qui en fait l’un des albums les plus vendus de tous les temps.(rollingstones)

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14 octobre 2017

Babx - Ascensions -

babx_ascensions

David Babin revient avec un album de haute voltige sous son alias Babx. Conçu après les traumatismes du 13 novembre, "Ascensions" est un disque magistral et poétique plein de liberté et de rêverie. Quatre ans après Drones Personnels, Babx continue dans la veine poétique qui l’avait fait connaître. Ascensions est un album personnel, intime qui prend son temps, un album contemplatif au propos pourtant funeste. Inspiré des attentats du Bataclan, cet album est sans concessions, sans artifices. Une émotion brute et sur le fil est ainsi tenue sur toute la longueur. Un disque sombre mais paradoxalement lumineux, une ode à la vie comme un besoin viscéral de continuer sans pour autant oublier. Ascensions est un album conceptuel, où il relate avec cynisme l’épisode de Nicolas Sarkozy en grand "libérateur" sur L’homme de Tripoli, n’hésite pas à laisser chanter une vieille mélodie française à un réfugié soudanais en introduction de Tango, comme une célébration de la vie et de la danse. Babx réussit même le tour de force et l’exercice délicat de se mettre à la place de la mère de l’assassin sur Le Déserteur, relatant l’enterrement d’un des terroristes à la Courneuve dans une sépulture anonyme.

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Culottées 1 - Pénélope Bagieu -

Culottees

Guerrière apache ou sirène hollywoodienne, gardienne de phare ou créatrice de trolls, gynécologue ou impératrice, les Culottées ont fait voler en éclats les préjugés. Quinze portraits de femmes qui ont inventé leur destin.

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Bouvard et Pécuchet - Espace Cardin - Paris - 10 2017 -

bouvard et pecuchet 2

bouvard et pecuchet

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Bouvard et Pécuchet par Jérôme Deschamps au Théâtre de la ville dénonce avec une rage dévastatrice, la bêtise et la vanité de ses deux héros ridicules qui veulent tout savoir et tout comprendre : agriculture, sciences en tout genre, littérature, politique, amour, philosophie, religion, éducation… Rien n’échappe à la boulimie de connaissance des deux copistes à la curiosité tout autant insatiable que maladroite. En actualisant par quelques touches personnelles les aventures de Bouvard et Pécuchet, Jérôme Deschamps se met fidèlement dans les pas du romancier pour offrir une version pleine d’humour, de tendresse parfois, mais d’une méchanceté réjouissante et salvatrice. Accompagné de Micha Lescot, il donne vie au duo burlesque dont la folie douce et la férocité produisent un enchaînement de gags plus déjantés les uns que les autres. Maupassant disait qu’« un comique particulier, un comique intense » se dégageait de cette œuvre… Jérôme Deschamps et ses compagnons le prouvent pour notre plus grand plaisir. Jean-François Perrier

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Malices & Merveilles - Beauvais - 08 2017 -

malice et merveilles 2017

Pour sa septième édition, Malices et merveilles a battu des records. Organisé durant tout le week-end à la Maladrerie-Saint-Lazare de Beauvais, le festival dédié au cirque et aux arts de rue a attiré plus de 9 000 personnes. Du jamais-vu pour ce festival gratuit organisé par la ville. C’est en effet 2 600 de plus qu’en 2016. De quoi donner des ailes à la prochaine édition qui, après un tel succès, tentera sûrement de voir encore plus grand. Cette année, 22 compagnies et 35 spectacles étaient au programme.(Le Parisien)

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The Dave Brubeck Quartet - Time Out -

dave brubeck

Time Out est un album de Dave Brubeck sorti en 1959. L'album se veut une expérimentation basée sur un usage de signatures rythmiques inhabituelles dans le jazz. Malgré les réticences de la maison de disques et les critiques négatives à sa sortie, Time Out est devenu l'un des albums les plus connus et les plus vendus dans l'histoire du jazz1, se hissant à la deuxième place des charts des albums de pop par Billboard, le single Take Five atteignant la 5e place de l'Adult Contemporary chart du même magazine. En 2005, il figura dans les 50 enregistrements choisis par la Bibliothèque du Congrès pour être ajoutés au Registre national des enregistrements (National Recording Registry)

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Nina Simone - Here comes the sun -

nina simone heres comes the sun

Classic RCA work from the great Nina Simone – and an album that definitely shows Nina hitting more of the soul spectrum than some of her folk and jazz work of the 60s! The set's got these wonderful arrangements from Harold Wheeler – a bit electric, and done in a way that takes familiar tongs and completely recasts them for Nina's own vibe – a way of shifting the sense of spirit to unlock a special Simone-like quality you never would have expected in the tunes from anyone else! Titles include a great version of "Ooh Child", plus "Just Like A Woman", "Here Comes The Sun", "New World Coming", and "My Way". And the set also features Weldon Irvine's own composition, "How Long Must I Wander?"

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