Bernard Lavilliers - Pouvoirs (2016)

Après le succès de 15e Round, Bernard Lavilliers crée un album-concept engagé, revendicatif et virulent aux couleurs jazz-rock, consacré au « pouvoir des religions, de l'argent, des femmes - ou de leur impossibilité à l'exercer »3,4. Le texte de l'album est écrit à Saint-Malo, où vivait Lavilliers à l'époque5. La première partie de l'album, qui occupe la face A du 33 tours, est un titre fleuve de plus de dix-sept minutes, constituée d'une suite de morceaux, notamment Urubus, dans lequel il compare les banquiers multinationaux américains aux vautours du même nom qui vivent du nord du Brésil4. La face B du disque vinyle n'a « rien à voir avec le côté sombre et très bizarre de la première » avec Fortaleza, qui parle d'une aventure au Brésil, Rue de la soif, La promenade des Anglais et Bats-toi, qui décrivait une période à l'époque durant laquelle Lavilliers a écrit l'album, où « les fameux autonomes anarchistes, les Brigades rouges, des intellectuels qui pensaient que les partis étaient tous pourris [...] et qui prenaient les armes »