the water boys this is the sea

Déjà reconnu avec The Waterboys sorti en 1983 et les titres « December » et « A Girl Called Johnny », le groupe de Mike Scott se place au premier plan deux ans plus tard avec This Is the Sea. Vecteur du talent de Mike Scott, The Waterboys montre effectivement que le chanteur et guitariste est l'un des chanteurs et compositeurs les plus talentueux de l'époque. Soutenu par les cuivres de Roddy Lorimer et Andy Thistlewaite, et le violon de Steve Wickham, qui apportent une couleur évidente aux titres, Mike Scott frappe fort avec le classique instantané qu'est « Don't Bang the Drum ».  Titre majestueux avec ses espagniolades en introduction, le saxophone déchaîné et la voix voilée de Mike Scott qui accroche de part en part un morceau inoubliable. Plus convenu, le hit « The Whole of the Moon » se rapproche davantage du big rock de The Waterboys, malgré l'irruption de trompettes très pop et de quelques influences celtiques ici et là. Le tube expédié, This Is the Sea peut revenir dare-dare à des titres plus élaborés comme « The Pan Within » et  son violon, « Medecine Bow » à l'urgence qui a vu le punk rock, le forcément nostalgique « Old England », et « Trumpets », avec toujours cette voix de Mike Scott qui dirige parfaitement le titre. Déjà échappé de la new wave, The Waterboys et son leader charismatique jettent avec This Is the Sea les bases d'un certain rock alternatif britannique. Le modernisme de This Is the Sea est opportunément rappelé par Mike Scott en 2011, lorsque sort In a Special Place, constitué des démos piano-voix de This Is the Sea. Les chansons livrées dans leur nudité y révèlent alors une dimension supplémentaire. Les deux albums constituant les deux faces d'un talent immense. Francois Alvarez -